Accès direct au contenu


Version française > Recherche > Activités

Évolution politique et constitutionnelle du Royaume-Uni et de ses territoires dévolus

10 février 2017 - Université de Pau

 
2e journée LLCAA dans le domaine de la civilisation britannique, suite à la journée du 08/04/2015 « Évolution Politique et Constitutionnelle de l’Écosse »

Le Royaume-Uni et l’Europe : les dés sont jetés. Le royaume est en lambeaux, l’Union Européenne en crise : quel avenir constitutionnel pour les communautés et territoires dévolues pro- UE - Londres, l’Écosse et l’Irlande du Nord, entre autres ?

Après le résultat du referendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, résultat qui ne cesse d’étonner et d’inquiéter la partie de la population britannique résolument europhile résidente au Royaume-Uni ou expatriée dans les pays d’Europe, le Royaume est mis à mal ; plus encore, l’un des principes constitutionnels fondamentaux de cette monarchie parlementaire, soit l’état unitaire, semble avoir été balayé. Ce référendum, tellement souhaité par les eurosceptiques (voire europhobes) britanniques, et si promptement organisé par un Premier ministre désirant à tout prix à être réélu, a fortement divisé le pays, a effectivement fait voler en éclats la société britannique, et ce à tous les niveaux, avec une remise en question de l’unité géopolitique, l’Angleterre et le Pays de Galles pro-Leave d’un côté et l’Écosse et l’Irlande du Nord pro-Remain de l’autre, l’Angleterre dans son ensemble pro-Leave d’un côté et Londres, pro-Remain de l’autre.

On a assisté également au clivage des deux grands partis politiques, et aux divisions même au sein du gouvernement de David Cameron jusqu’au moment du référendum. Ce gouvernement n’a pas, lui non plus, survécu à l’événement. Éclatement, fragmentation, désintégration : des termes que l’on a tant liés au Royaume-Uni au processus de la décentralisation concertée qu’a été la dévolution et dernièrement à la possible indépendance de l’Ecosse, finissent par être les conséquences d’un processus engagé par celui même qui cherchait à maintenir l’union des pays du Royaume-Uni lors du référendum sur l’indépendance de l’Écosse.

Un premier axe de cette journée d’étude sera de faire un bilan de la campagne et des résultats du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et d’envisager l’avenir constitutionnel et politique du pays hors de l’UE et les possibles conséquences pour l’unité de l’État britannique, ainsi que les implications pour les régions dévolues pro-UE. Différents aspects pourraient être traités. Concernant l’Écosse : une nouvelle tentative d’obtenir l’indépendance et de rester dans l’UE malgré la sortie du R-U ? La réaction et les agissements de Nicola Sturgeon. Concernant l’Irlande du Nord : la possible organisation d’un référendum sur la réunification de l’Irlande (Enda Kenny, Premier ministre de la république d’Irlande aurait déjà écarté cette hypothèse) ? L’avènement d’une nouvelle ère de conflit entre unionistes protestants et nationalistes républicains catholiques sur la question de la remise en question de l’accord du Vendredi Saint (1998) et de celui de St Andrews (2006) et de la partition historique de l’île et de la province d’Ulster au début des années 1920 ? Concernant le Pays de Galles : verra-t-on une nouvelle « assimilation » à l’Angleterre, malgré les efforts des nationalistes pro-UE ? Concernant Londres même : ville cosmopolite pro-européenne face à la province anglaise majoritairement eurosceptique.

Un second volet de la journée pourra se focaliser sur les acteurs politiques majeurs : ceux, par exemple, de la campagne LEAVE, et leur position après le résultat qui semble les avoir surpris et pris de court (Boris Johnson, Michael Gove, Nigel Farage). Nigel Farage a démissionné après avoir obtenu ce qu’il voulait pour le Royaume-Uni ; Boris Johnson s’est retiré de l’élection du leader du parti conservateur, et le voilà en première ligne, Ministre des affaires étrangères. David Cameron, quant à lui, semble avoir payé au prix fort son entêtement à organiser ce référendum. Sa démission n’a pas tardé à venir. Il quitte le pouvoir à 49 ans. L’élection rapide d’un nouveau leader du parti conservateur, Theresa May (connue pour son euroscepticisme, mais aussi pour son soutien en 2016 à David Cameron dans sa campagne REMAIN), et sa nomination en tant que Premier ministre dès le 6 juillet, montrent-elles une précipitation/détermination pour asseoir le pouvoir conservateur et éviter une crise politique interne supplémentaire ? Pour légitimer la place comme Premier ministre de Theresa May certains considèrent essentiel l’organisation d’élections législatives anticipées. Le parti travailliste semble être en déroute, avec un leader, Jeremy Corbyn, qui ne semble pas reconnaître l’impact d’un manque d’implication de sa part dans la campagne REMAIN. Que dire de la prise de position des médias dans la campagne pour le référendum ?

Autrement dit, quelles sont les conséquences pour la vie politique et institutionnelle au Royaume-Uni ?

Les études proposées pour cette journée pourront être, entre autres, de nature politique, sociopolitique, sociologique, juridique (études constitutionnelles) et d’ordre linguistique (analyse du discours politique). Les études du rôle des médias et des réseaux sociaux seront également les bienvenues. Toutes les propositions liées aux sujets précis de la journée seront prises en compte. Les communications pourront se faire en français ou en anglais.

Les propositions (titre et court résumé (200 mots max.)) sont à envoyer au plus tard le 20 octobre 2016 à : morag.landi@univ-pau.fr et damien.connil@univ-pau.fr
La confirmation d’acceptation sera envoyée au plus tard le 10 novembre 2016.
 

  • Facebook
  • twitter
  • google
  • imprimer
  • version PDF
  • Envoyer cette page

Retour au site institutionnel